03 mai 2007
Débat Présidentiel : Précisions sur le Nucléaire
Voici quelques précisions du réseau "Sortir du nucléaire" à propos des questions sur le nucléaire soulevées hier lors du débat Ségolène - Sarko. "Sortir du Nucléaire" est une Fédération de 772 associations.
Suite du débat Sarkozy - Royal
Le nucléaire ne couvre que 17% de l'énergie consommée en France.
Suite aux chiffres erronés annoncés lors de leur débat par M Sarkozy et Mme Royal, le Réseau "Sortir du nucléaire" tient à rappeler quelques données fondamentales :
Le nucléaire représente 78% de l'ELECTRICITE produite en France, mais il ne couvre finalement que 17% de l'ENERGIE consommée dans l'hexagone. Le nucléaire représente d'ailleurs à peine 2% de l'énergie consommée sur la planète, ce qui en fait une énergie marginale (bien que le risque nucléaire soit, lui, maximal).
Le chiffre de 50% avancé par M. Sarkozy ne correspond tout simplement à rien. Il s'est d'ailleurs aussi lourdement trompé en confondant les générations de réacteurs.
Le chiffre de 17% avancé par Mme Royal correspond à la part du nucléaire dans l'énergie consommée en France et non dans la production d'électricité.
Le trio pétrole/gaz/charbon couvre environ de 70% de l'énergie consommée en France (pétrole 45%, gaz 21%, charbon 4%).
Contrairement à ce qui est souvent dit, le nucléaire ne représente finalement qu'une petite part de l'énergie consommée en France car il ne peut répondre qu'à des besoins précis et limités.
C'est pour cela que la facture énergétique française (sans même compter la facture nucléaire) a doublé en 3 ans : le nucléaire ne protège pas la France de l'envolée du prix de l'énergie… mais il fait par contre courir un véritable risque à l'ensemble du pays (en cas d'accident nucléaire).
De plus, la facture nucléaire s'annonce elle aussi très lourde (démantèlement des installations, gestion des déchets) : plusieurs centaines de milliards d'euros.
En résumé, le nucléaire est une énergie trop marginale pour pouvoir protéger la France de la montée du prix de l'énergie, et le nucléaire s'avère finalement une très mauvaise affaire financière pour la France.
Débat Sarkozy/Royal
Sarkozy confond la 3ème et la 4ème génération de réacteurs nucléaires
Le Réseau "Sortir du nucléaire" exprime sa plus grande stupéfaction devant l'incompétence criante de M Sarkozy en matière de nucléaire. En effet, lors du débat avec Mme Royal, M Sarkozy a confondu la 3ème et la 4ème génération de réacteurs nucléaires (qui sont certes aussi nuisibles l'une que l'autre, mais qui sont technologiquement extrêmement différentes).
C'est d'autant plus choquant que c'est M. Sarkozy, lorsqu'il était ministre de l'économie en 2005, qui a lancé le projet EPR, dit de 3ème génération, que M Sarkozy croit être de 4ème génération.
Le Réseau "Sortir du nucléaire", tout en dénonçant TOUS les réacteurs nucléaires, exprime sa plus grande préoccupation devant l'incompétence affichée par M Sarkozy.
15 avril 2007
Pioché dans les derniers dossiers du Canard enchaîné d'avril 2007
12 avril 2007
Dernieres Actions
mardi 10 avril à 20h : AFFICHAGE à Belfort et environs
jeudi 12 avril à 19h : MEETING de Ségolène Royal à Besançon
vendredi 13 avril de 12h à 13h : MEETING de Ségolène Royal à la salle des fêtes de Belfort
vendredi 13 avril à 18h30 : MEETING de Ségolène Royal à Mulhouse
samedi 14 avril à 14h30 : TRACTAGE dans la rue piétonne de Belfort
mardi 17 avril à 20h : AFFICHAGE sur Belfort et environs
vendredi 20 avril à 20h : AFFICHAGE sur tout le département
21 mars 2007
Programme UMP en 2002
Si vous avez cinq minutes, relisez les propositions de l'union pour une Majorité Présidentielle (UMP mais ex- Union pour un Mouvement Populaire) ...
09 mars 2007
Le mjs 90 en photo sur libé.fr !
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/239492.FR.php
23 février 2007
La Nouvelle Equipe de Ségolène Royal
Équipe du Pacte Présidentiel
Lionel Jospin, François Hollande, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Martine Aubry, Jean-Marc Ayrault, Jean-Pierre Bel, Gérard Collomb, Bertrand Delanoë, Henri Emmanuelli, Bernard Kouchner, Pierre Mauroy, Yvette Roudy
Directeurs de campagne : Jean-Louis Bianco, François Rebsamen
Directeur de Cabinet : Christophe Chantepy
COORDINATION DES FORMATIONS POLITIQUES
François Hollande (PS), Jean-Pierre Chevènement (MRC) et Jean-Michel Baylet (PRG)
PÔLE EXPRESSION PUBLIQUE COMMUNICATION
Conseillers spéciaux : Jack Lang et Julien Dray
Porte-Parole (coordonnés par Jean-Louis Bianco) : Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Najat Belkacem.
Déléguée à l’expression républicaine : Christiane Taubira
Coordination des interventions thématiques : Jean-Pierre Chevènement
Réunions publiques, déplacements : Patrick Mennucci
Relations avec la presse nationale : Claude Bartolone, Delphine Batho
Presse régionale : Gilles Savary, Jean Guérard
Presse internationale : Élisabeth Guigou, Manuel Valls
Argumentaires : Jean-Marie Le Guen, Annick Le Petit
Communication interne, mobilisation des fédérations : Bruno Le Roux, Eugène Caselli, Christiane Démontès et Gilles Pargnaux
Coordination des réponses aux questionnaires : Stéphane Le Foll
Association de financement : Dominique Bertinotti
16 février 2007
Discours de Razzye Hammadi à Villepinte
07 février 2007
Les Elections Présidentielles vu par la presse suisse (La Suite)
Mainmise sur la presse tricolore
LIAISON DANGEREUSE Depuis 2002, Nicolas Sarkozy a placé des hommes à lui dans presque toutes les rédactions parisiennes, dans la presse écrite comme dans la presse audiovisuelle
PARIS - IAN HAMEL
27 janvier 2007
Les Français ne connaissent pas la société audiovisuelle ETC (Etudes, techniques et communication). Pourtant, ils ne cessent de voir ses productions à la télévision. C'est cette entreprise, appartenant à l'UMP, le parti de Nicolas Sarkozy, qui filme le candidat Nicolas Sarkozy et qui ensuite vend (ou plus souvent donne) ses reportages aux chaînes de télévision françaises. «Le plus grave, ce n'est pas que Sarkozy organise ses propres reportages, mais que les télévisions acceptent ce procédé car il leur fait économiser de l'argent», proteste un journaliste parisien sous couvert d'anonymat.
Pourquoi se gêner? La société ETC jouit d'une excellente réputation professionnelle, elle offre des images parfaitement maîtrisées, avec des caméras face à la tribune, sur les côtés, et survolant la foule. Nicolas Sarkozy a même organisé le retour de Cécilia, son épouse, au domicile conjugal. Son photographe a pris soin de prendre les clichés à distance afin de faire croire qu'il s'agissait de photos volées par un paparazzi... Rien d'étonnant à cela. Comme le rappelle Frédéric Charpier dans son livre «Nicolas Sarkozy. Enquête sur un homme de pouvoir» (1), l'actuel ministre de l'Intérieur avait imaginé un temps devenir journaliste.
Les journalistes au pain sec
Maire de Neuilly, dans la région parisienne, et président des Hauts-de-Seine, le département le plus riche de France, Nicolas Sarkozy courtise de longue date les patrons de presse, qui sont souvent ses administrés, comme autrefois Robert Hersant, propriétaire du Figaro et de 30% de la presse française, et aujourd'hui Martin Bouygues, le patron de TF1, dont le journal télévisé est regardé par 8 millions de personnes. «Il est non seulement l'ami des patrons de presse, mais il est aussi l'ami des rédacteurs en chef et des chefs des services politiques qu'il appelle tout le temps au téléphone. Sarkozy s'est aussi constitué une cour de sans-grade qui espionnent pour lui à l'intérieur des rédactions, recevant en compensation des informations exclusives ou des promesses de promotion», raconte un enquêteur connu de la presse parisienne.
Le climat est devenu tellement étouffant que ce journaliste demande non seulement que son nom n'apparaisse pas, mais que son journal ne soit pas mentionné non plus. «Je suis contraint de me méfier de mes propres collègues», déplore-t-il. Ministre de l'Intérieur, à la tête de deux services secrets, la DST et les Renseignements généraux (RG), Nicolas Sarkozy est un homme tout-puissant. Alors que ses «amis» journalistes sont abreuvés de scoops sur la délinquance ou sur le terrorisme, les autres rédacteurs se retrouvent au pain sec: les policiers ne leur parlent plus. Pire, ils découvrent que les Renseignements généraux ne font pas seulement des enquêtes sur les collaborateurs de Ségolène Royal, la candidate socialiste, comme Bruno Rebelle, ancien directeur de Greenpeace. Mais qu'à l'occasion, ils s'intéressent aussi à la vie privée des rédacteurs un peu trop à gauche. «Un proche de Sarkozy vous appelle au téléphone et lâche le nom de votre maîtresse, menaçant de le faire savoir à votre épouse si vous ne devenez pas davantage conciliant avec le candidat de l'UMP», s'étrangle un journaliste du Figaro. Un proche de Sarkozy que Karl Laské, journaliste à Libération appelle carrément «le lanceur de boules puantes».
Le livre à charge intitulé «Nicolas Sarkozy ou le destin de Brutus» (2), écrit par plusieurs journalistes parisiens sous le pseudonyme de Victor Noir, s'est vendu à plus de 25 000 exemplaires. Il est réédité en livre de poche.
Sarkozy propulse les ventes
«On montre du doigt le magazine Le Point pour ses 10 couvertures consacrées à Nicolas Sarkozy ces derniers mois. Le problème, c'est que ces 10 couvertures ont bien vendu. Les journalistes qui ne sont pas sarkozystes ne peuvent pas reprocher ce choix journalistique à leur direction», souligne François Malye, président de la Société des rédacteurs du Point.
(1) Frédéric Charpier, «Nicolas Sarkozy. Enquête sur un homme de pouvoir», Editions Presses de la Cité, 304 pages
(2) Victor Noir, «Nicolas Sarkozy ou le destin de Brutus», Editions Denoël, 306 pages
Les Elections Présidentielles vu par la presse suisse
France: l'année du caniveau
Par BENITO PEREZ
Paru le Mardi 30 Janvier 2007
Plus un jour ne s'écoule sans que les médias français ne se délectent d'un nouveau «faux pas» de Ségolène Royal. Vrai couac ou vaine polémique, peu importe, dans ce consternant début de campagne, seul compte l'effet d'annonce. MmeRoyal ne connaît pas le nombre de sous-marins nucléaires français? Incompétente! Danger pour la patrie! s'écrie le choeur médiatique. François Hollande propose de revenir sur des baisses d'impôts octroyées par la droite? Ça ne peut-être qu'une gaffe... Des amateurs, ces gens-là!
Répétées mille fois, les mêmes fadaises finissent par s'insinuer. A chaque jour, son pseudo-scandale, aussitôt éventé. Ainsi va une campagne «moderne»: on dessine des «tendances». «Trous d'air» dans la campagne socialiste? Beaucoup de vent à la «une»!
Après avoir bâti le «phénomène Ségolène», les faiseurs d'opinion traquent donc désormais la moindre anicroche... On pourrait en sourire, se gausser de ces socialistes qui se sont donné corps et âme à la reine des sondages, si ce n'était la gravité de ce qui se déroule. La principale échéance électorale de la République n'est plus rien d'autre qu'un jeu de massacre, une chasse à courre où la presse quasi-unanime joue du cor pour Nicolas Sarkozy.
Après une campagne 2002 battue au rythme des crimes et délits, 2007 se profile comme l'année du caniveau. On attend pour bientôt les amantes de M.Hollande sortir du placard. Pathétiques, les Verts en sont réduits à supplier les médias pour qu'on les interroge enfin sur leur programme...
Au royaume de la «petite phrase», le patron de l'UMP, lui, se délecte. D'autant que ses vieux amis Martin Bouygues (patron de TF1-LCI et parrain du petit Louis) et Bernard Arnault (La Tribune et témoin du mariage de Nicolas et Cécilia) –comme le reste du fan club: Serge Dassault (Le Figaro, L'Express), Arnaud Lagardère (Europe 1, Paris Match, Journal du dimanche) ou encore Alain Minc (Le Monde)– lui réservent un tout autre traitement. Car si on ne pardonne pas à MmeRoyal d'avoir des sympathies pour le «Québec libre», personne n'ose interroger le candidat «gaulliste» sur son Atlantisme... Un virage à 180 degrés de la politique étrangère sans faire de vagues? Qui a traité les Français de conservateurs?
Même approche différenciée sur le patrimoine. Alors que toute la presse a relayé un mail anonyme accusant –sans fondement– le couple Royal-Hollande de fraude fiscale, bien peu se sont étonnés que M.Sarkozy déclare 1900euros d'impôt sur la fortune. Un vrai exploit pour un homme qui occupe depuis un quart de siècle de hautes responsabilités et vient de vendre son appartement de grand standing de Neuilly... Qu'il ait refusé d'exhiber sa déclaration d'impôt –contrairement à MmeRoyal– n'a pas empêché la presse de croire en ses saintes paroles.
Mais il y a pire. La semaine dernière, Le Canard enchaîné révélait que le Ministère de l'intérieur avait enquêté sur l'ex-dirigeant de Greenpeace, Bruno Rebelle, dès son ralliement au camp Royal. Une information confirmée par la police et aggravée par l'affectation à la «protection» de la candidate socialiste d'un policier connu pour son penchant à droite.
Aux Etats-Unis, lorsqu'un responsable gouvernemental avait été accusé d'espionner ses rivaux, cela avait donné le Watergate et la démission du président Nixon. En France, cela vaut trois entrefilets. Vite enterrés sous des tombereaux d'ordures.
16 janvier 2007
SARKO : une droite de plus en plus extrême
Sarkozy n’en finit pas de se « lepéniser ». En effet, une nouvelle étape a été franchie lors de sa conférence de presse du 11 janvier 2007.
Cette conférence avait pour but, non seulement de masquer son bilan désastreux en matière de délinquance contre les personnes, mais aussi de dévoiler un peu plus ses intentions pour la France en cas de victoire en 2007.
Il s’est alors prononcé en faveur du droit au logement opposable. Formidable ! Mais…...les personnes étrangères en situation irrégulière ne pourront s’en prévaloir. On n’aurait pas imaginer Sarkozy dire autre chose. Mais là où on s’offusque, c’est lorsqu’il déclare ne pas souhaiter « non plus que tous les étrangers en situation régulière y aient droit ». Et au député UMP, Thierry Mariani, d’ajouter vouloir réserver ce droit « aux étrangers parfaitement intégrés ayant obtenu une carte de résident de dix ans ».
Ainsi, une personne résidant en France en toute légalité ne pourrait se prévaloir ou, ne pourrait se prévaloir que sous conditions, d’un droit les plus fondamental sous prétexte qu’il est étranger. De là à prôner « la préférence nationale » ardemment défendue par le Front National, la marge n’est pas grande.
Sarkozy continue donc de racoler l’électorat d’extrême droite, et au-delà de la stratégie électorale, ancre davantage son parti à son extrême.
Nous, socialistes, en 2007, avons véritablement un devoir de victoire.














