Mouvement des Jeunes Socialistes du Territoire de Belfort

Présentation du Mouvement des Jeunes Socialistes du Territoire de Belfort.

14 novembre 2008

C’est aujourd’hui que l’avenir s’invente !

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La droite s’attaque à tout et nous devons préparer dès maintenant la France d’après Sarkozy. Dans cette optique, le MJS sort une campagne axée autour de 3 thèmes : Emploi, Education, Libertés.

arton1294_200x150Construisons une société de droits et de libertés !

Mosquito, Edvige, Cristina, Tazer, Biométrie, vidéosurveillance, Hadopi... Jusqu’où ira la droite ?
Le fichage des mineurs, les caméras de vidéosurveillance, bientôt les petites puces électroniques dans nos cartes d’identités, l’utilisation sur des êtres humains d’une arme capable de neutraliser une vache, des fournisseurs d’accès privés qui coupent notre ligne Internet si nous téléchargeons sans aucune décision de justice...

La violence a des causes sociales, auxquelles il faut s’attaquer. Le flicage collectif ne répond pas durablement au malaise. Il stigmatise mais il ne résout rien.

La véritable insécurité c’est l’insécurité sociale que nous devons combattre.

Nous voulons construire une société de progression des droits et des libertés.

Sécurité préventive : remettre en place la police de proximité, adopter la méthode prévention-sanction-réparation-réinsertion et réorganiser le système carcéral français.

Contrôle démocratique du fichage : création d’une commission parlementaire ayant le pouvoir de contrôler le fonctionnement des services de renseignement.

Relance du lien social : donner des subventions aux associations et appuyer celles présentes dans les quartiers mais aussi en milieu rural.

Libertés numériques : création d’une licence globale qui permettrait moyennant une somme modique de télécharger tout contenu culturel.

Une autre politique est possible. Elle s’incarne dans respect des libertés individuelles et collectives.

Engage-toi pour une société solidaire où chaque citoyen peut s’émanciper.




arton1295_200x150Construisons un système éducatif de la réussite partagée !

Chaque jour, il devient plus difficile d’apprendre : moins de profs, plus d’élèves dans les classes, dévalorisation des bacs pros, prêts étudiants présentés comme la meilleure solution pour financer ses études...

Mesure après mesure, le gouvernement casse notre système éducatif.

Nicolas Sarkozy ne compte pas s’arrêter là et d’autres menaces s’annoncent : mise en cause de la maternelle, ”lycée light” et bourses au mérite : jour après jour, il construit un système où seuls les plus privilégiés pourront accéder au savoir et aux qualifications.

Nous voulons construire un système éducatif de la réussite partagée.

Notre école a besoin de changer pour permettre à tous de se former, à chacun de réussir.

Parce que nous refusons d’être une génération sacrifiée, parce que nous pouvons encore changer les choses, le MJS propose 3 mesures pour une éducation de qualité.

Adapter les apprentissages à l’évolution de la société : nous voulons notamment développer l’éducation civique, les activités culturelles, sportives, l’apprentissage des nouvelles technologies et des langues vivantes.

Donner à chacun les moyens de réussir : nous voulons des moyens adaptés à chaque étape de formation, la gratuité des fournitures scolaires, la mise en place d’un statut lycéen et d’une allocation autonomie pour les étudiants.

Permettre à chacun de construire son parcours de vie : nous voulons la création d’un service public de l’orientation efficace : suivi individualisé, création de passerelles entre les différents niveaux et découverte du monde professionnel.

Engage-toi pour une société solidaire où chaque élève peut réussir.




arton1297_200x152Construisons un avenir à notre génération !

Le ”travailler plus pour gagner plus” est un échec. Hausse du chômage (notamment chez les jeunes), pouvoir d’achat en baisse, précarité accentuée sont les conséquences directes d’une politique inefficace et de l’absence de volontarisme.

Notre génération mérite un autre avenir, c’est à nous de le construire. L’insertion professionnelle des jeunes doit être une priorité. Cela passe par un investissement plus important dans la formation initiale des jeunes.

Les salaires doivent être augmentés. La relance ne se fera que si le pouvoir d’achat augmente. Ce pouvoir d’achat ne peut être soumis à la seule éventualité d’heures supplémentaires. La répartition des richesses doit être réajustée et la part revenant aux salaires doit être augmentée, par une taxation des profits non redistribués vers les salaires ou vers l’investissement direct. La hausse du pouvoir d’achat peut être garanti pour tous les travailleurs. Non seulement c’est possible mais c’est indispensable aujourd’hui pour éviter l’appauvrissement de la population.

Le temps de travail doit être réorganisé et diminué. La chômage n’a jamais autant baissé qu’à l’occasion des baisses du temps de travail hebdomadaire. Le partage du travail fait partie du partage des richesses, il est créateur d’emplois et de nouvelles richesses.

La précarité doit être combattue. L’usage abusif des contrats précaires doit être taxé. Les entreprises qui liciencient doivent en assumer les conséquences.

Travailler comme des machines pour vivre comme des chiens, non merci !

Nous voulons travailler mieux pour vivre mieux !

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13 janvier 2008

Les Sarkozy en plastique du MJS matraquent de faux sans-papiers

http://www.rue89.com/2008/01/12/les-sarkozy-en-plastique-du-mjs-matraquent-de-faux-sans-papiers

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19 juillet 2007

Bureau National MJS Juillet 2007 : Service minimum, démagogie maximum

Dans la précipitation et avec une urgence déclarée, Xavier Bertrand s'empresse de tenir les promesses du nouveau Président. La promesse du " service minimum " tient plus de la démagogie et de la gesticulation que de l'action politique pour davantage de droits sociaux. En effet, sous couvert de " protéger la liberté de travailler ", une loi est présentée en urgence " sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports ". Fidèle à la logique constante de mettre en opposition les Français les uns contre les autres, l'idée est de culpabiliser les grévistes potentiels dans le secteur des transports face à tous ceux qui se lèvent tôt et vont au travail en utilisant les transports publics.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes tient à rappeler que le droit de grève, le droit de cesser le travail de manière collective et concertée en vue d'appuyer des revendications professionnelles, est un droit constitutionnel, reconnu à l'ensemble des travailleurs.

Faire grève n'est pas une solution de facilité pour tout salarié, quel qu'il soit. Il s'agit du dernier recours lorsque le dialogue social est bloqué. Faire grève n'est pas non plus un acte individualiste. Il s'agit d'un symbole d'une lutte collective pour acquérir de nouveaux droits sociaux pour tous.

Le projet de loi tel qu'il nous est présenté enfonce des portes ouvertes et ment aux Français.

Le texte prétend révolutionner le dialogue social en obligeant une période de négociations avant une grève. Cette période existe déjà dans la mesure où la grève constitue un dernier recours pour les salariés en cas de blocage du dialogue social. Précisément dans le secteur public, la nécessité d'un dépôt de préavis durant lequel une négociation est obligatoire existe depuis plus de 20 ans.

Le texte explique que les heures de grève ne sont pas rémunérées. Cela a toujours été le cas ! Faire croire aux Français que les agents grévistes sont payés tient de la mauvaise foi rarement atteinte en politique.

Le texte instaure la possibilité d'un vote à bulletin secret au-delà de huit jours de grève. Les communiqués officiels du ministère, de la Présidence ou de l'UMP oublient la mention du texte précisant que le résultat du vote " n'affecte pas l'exercice du droit de grève ". En d'autres termes : ce vote ne sert à rien ! Il ne fait qu'ouvrir la voie du démantèlement des seuls verrous légaux pouvant se poser en résistance à la politique du Medef.

Dans son application même, le projet de loi s'avère dangereux pour les usagers des transports publics. En effet, il est demandé afin d'assurer un service défini aux heures de pointe sur les lignes jugées prioritaires par des agents travaillant habituellement sur d'autres lignes. L'usage dans les entreprises de transports publics est de ne pas laisser un agent conduire seul une ligne si ne l'a pas conduite au cours des six derniers mois pour de compréhensibles raisons de sécurité.

Ce texte rempli de démagogie se contente de prévenir les effets d'un conflit social et place de manière inégalitaire les salariés devant leur droit de grève. Le Mouvement des Jeunes Socialistes déplore le manque d'ambition du Gouvernement sur la prévention des conflits eux-mêmes. En effet, le meilleur des remparts contre d'éventuelles grèves reste un climat social serein qui est loin d'être à l'ordre du jour dans cette mandature.

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18 juin 2007

Razzye Hammadi dans le Nouvel Obs

Article du Nouvel Observateur du jeudi 31 mai 2007 sur Razzye Hammadi, Président du MJS :

Regards croisés sur la crise de la gauche
L'un rêve, l'autre pas
Razzye Hammadi, Stéphane Hessel

 

RAZZYE HAMMADI, 28 ANS : contre les « malins »
Il est jeune, il est socialiste et il est en colère. Quand Razzye Hammadi part en guerre, généralement ça fait du bruit. Au PS, c'est encore la drôle de guerre, et pourtant le président du Mouvement des Jeunes Socialistes ( MJS ) fait déjà un boucan du tonnerre. Depuis le temps qu'il se retient ! Pendant la campagne, il a rongé son frein. Pas un seul jour sans qu'un propos de Ségolène Royal le fasse sursauter ou, pis, lui donne la nausée. Dictature de l'opinion, dictature de l'image... Quand il repense à ces mois de frustration où il fallut se taire et faire le boulot militant comme si de rien n'était, Razzye Hammadi soupire. Plus jamais ça ! Ségolène Royal, c'est sûr, il ne l'aime pas. Mais elle n'est pour lui que l'incarnation d'un mal qui touche presque tous les leaders du PS. « Ils sont dévertébrés . Ils ne savent plus ce qu'ils pensent. Ils ne savent plus pourquoi ils se battent. » Lors de la dernière université d'été du PS, fin août 2006, Razzye Hammadi a accueilli les confessions de Lionel Jospin. Et notamment ce mot qui, selon lui, dit tout : « En 2002, je ne savais pas pourquoi j'étais candidat. » Qu'est-ce qui a vraiment changé en cinq ans ? Gagner ? Mais pour quoi faire ? Quand il regarde ses aînés, le patron du MJS a le sentiment qu'ils l'ignorent. La victoire est un but qui a fini par se suffire à lui-même. D'ailleurs, ajoute Razzye Hammadi, ils ont appris à jouer gagnant à tous les coups : « Combien de fois ne les ai-je pas entendus dire qu'après tout une défaite présidentielle n'était pas dramatique dès lors qu'elle préservait les conditions d'un succès aux municipales ou au prochain congrès du PS ! » Mort du sens critique, épuisement des capacités d'indignation, perte des repères idéologiques : Razzye Hammadi ne mâche pas ses mots, et c'est pour cela qu'il n'accepte plus de se taire. « Kouchner ? On le vire parce qu'il accepte un strapontin chez Sarko. Mais il aurait été plus clair et plus compréhensible de l'exclure quand il prenait position pour la guerre en Irak ou pour le CPE. » On lui a expliqué alors que ce n'était pas le moment, qu'il fallait être patient, et en tout cas plus habile. Pour les « malins » qui gouvernent le PS, la seule fidélité qui compte dès lors que le débat d'idées disparaît est la « loi du clan » . Et qu'on ne vienne pas dire à Razzye Hammadi que les idées de la gauche sont désormais obsolètes. « Quand on a élaboré le projet socialiste, l'année dernière , racontet-il, je croyais que tous les présidentiables patentés allaient arriver avec des charrettes de propositions. Je n'ai rien vu venir. A chaque fois qu'on voulait aller au fond des problèmes , on me disait que ce n'était pas le moment . » Le président du MJS a une formule qui fait mal : « Trois heures passées sur internet sont plus enrichissantes que trois mois de débat au PS ! » Razzye Hammadi a 28 ans. Il ne rêve plus beaucoup. C'est bien là son problème...

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12 juin 2007

Présentation de Razzye Hammadi

Portrait de Razzye Hammadi, mercredi 25 janvier 2006 dans Libération

 

Razzye Hammadi, 26 ans, nouveau président du Mouvement des jeunes socialistes.

Ce Toulonnais préfère s'occuper de lutte contre le CPE que de discrimination positive.

Il ne compte pas pour un beur
http://www.liberation.fr/page.php?Article=353779
Sa mère lui dit souvent: «Je me suis battue pour que tu fasses des études. Et à la télé, on ne parle que du beur militant contre l'extrême droite ou du beur du MJS...» En bon fils, devenu chef de famille à 15 ans après le décès de son père, Razzye Hammadi demande une faveur qu'on accorde volontiers à cet aîné attentif à exaucer les voeux d'une maman longtemps saignée aux quatre veines mais très positivante dans la débine. Tutoyeur automatique, il lance: «Parle de mon 3e cycle, ça lui fera plaisir!» Le parcours méritocrate et républicain de ce néokeynésien s'est donc brillamment conclu par un mémoire d'économie intitulé : «L'harmonisation des systèmes de protection sociale en Europe». Voilà qui est fait !

Pour «s'extraire de sa condition», pour «échapper au déterminisme», pour glaner des diplômes mais surtout pour conquérir le poste de président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), ce Toulonnais, fils d'un Algérien et d'une Tunisienne, a tanné le cuir de bien des vaches enragées. Son père avait monté une petite entreprise de fruits et légumes. Il y avait une quinzaine de salariés. Puis ça a périclité. Puis ça a fait faillite. Puis, la maladie, la mort. Sa mère, alors, empoigne la fatalité par le revers et affirme à ses deux fils, qui en feront leur devise: «Il est possible de changer les choses.» Pour que les déménagements cessent de s'enchaîner vers des cités de plus en plus patibulaires, elle se fait femme de ménage. Razzye, encore lycéen, travaille après les cours. Le soir au McDo, la nuit sur les marchés où parfois l'embauchent les anciens concurrents de son père. Il finit par obtenir une bourse, puis un poste de surveillant. «500 euros mensuels, c'était le bonheur.» Actuellement, permanent du MJS, il émarge à 1000 euros, «c'est déjà un privilège», et se promet de se remettre à sa thèse. Cette même année noire, l'année de ses 15 ans, le FN prend la mairie de Toulon. Razzye Hammadi se souvient de ce «sentiment de colère» qui le submergeait et dont il ne savait que faire. L'éternel délégué de classe n'a pas dévissé. L'abonné à la prise de parole a tissé serré la chaîne et la trame des études et du militantisme, dans une suractivité qui est la force de ce jeune âge quand le dégoût de tout en est l'ombre jumelle.

Hammadi arrive en charge quand le pays se soucie de discrimination positive et quand le PS peine à organiser en son sein l'égalité des chances. Coup monté? Pas vraiment. La maturation des prétendants ne peut être indexée sur les soubresauts de l'actualité. Benoît Hamon, député européen PS et grand ancien du MJS: «Cela ressemble à un effet d'aubaine, mais cela n'a rien à voir avec le contexte. Razzye a été choisi car il était le meilleur, qu'il était têtu, tenace, qu'il s'imposait naturellement.» Hammadi a fait ses classes au bureau national du MJS. Il s'est occupé d'économie et d'international. Pas d'immigration ou de politique de la ville. Surtout, il a la réputation d'être un commercial ultrapersuasif, de pouvoir «faire adhérer qui il veut en cinq minutes» (un proche). Il renchérit d'un: «La force de notre génération, c'est d'être aussi à l'aise dans les cages d'escalier que dans un débat sur le budget européen.» Et puis il a 26 ans, juste le temps d'accomplir un mandat de 2 ans avant de devoir passer chez les grands. Pour le reste, il dit souvent: «Je suis un militant socialiste, point. Je ne suis pas un socialiste rebeu.» Et, il ajoute: «Je suis contre toutes les discriminations, même quand elles sont positives.» Par chance, il est trop jeune pour avoir vécu le dilemme de certains beurs du PS, rétifs comme lui à la logique des quotas, mais soucieux d'une reconnaissance qui ne vient pas. Et il se tient à distance de Malek Boutih, l'ancien de SOS Racisme, seul deuxième génération visible au PS, qui énerve par ses propositions transgressives. Il dit: «Avec Malek, on se croise. On parle PlayStation. Ça ne va pas plus loin.» Sinon, ce laïque strict refuse de parler de religion: «Cela relève de la sphère de l'intime.» Et cet amoureux respectueux et rosissant évoque une paternité future en lançant: «Il aura les deux prénoms. Pourquoi je l'appellerais Jean?»

Le PS est un parti masculin, blanc et vieillissant, où s'affrontent pour la candidature suprême des énarques cinquantenaires venus à la chose publique via les groupes d'experts ou les cabinets ministériels. Quelques filières militantes fournissent malgré tout des cadres de 35-50 ans à l'avenir moins établi. Cela vient par le syndicalisme étudiant (FIDL, Unef-Id), l'antiracisme (SOS, Ni putes, ni soumises) et aussi ce mouvement de jeunesse officiel qu'est le MJS avec ses 6000 adhérents. Pourtant, peu d'ex-présidents du MJS ont rejoint les hautes sphères. Deux raisons: 1. Le MJS n'est plus assujetti à la direction du parti et fricote avec un courant, l'ex-NPS de Montebourg-Peillon. 2. Le renouvellement est difficile au sein du PS. Priorité aux femmes paritaires. Viendront ensuite les beurs. Quant aux jeunes, les pauvres... Razzye Hammadi s'évite les plans de carrière sur la comète. Monsieur le nouveau président joue la synthèse, marie les deux gauches, choisit «Mendès pour le fond et Mitterrand pour la stratégie», et oublie qu'il penchait plutôt pour le non des internationalistes. Le temps n'est plus aux ruminations, quand il va connaître son baptême du feu avec la mobilisation contre le CPE. Alors, quand il dit: «Jamais une société n'a aussi peu pensé à sa jeunesse», ce n'est pas à son parti qu'il songe.

Côté jeune, Razzye donne les gages technoïdes que son temps réclame et qu'il marie avec les rêves partageurs de ses convictions. Il est ravi de son Blackberry, reconnaît télécharger mais propose, afin de zapper les majors sans torpiller les droits d'auteurs, que les artistes se regroupent en «coopératives numériques de diffusion». Avide de savoir, c'est aussi un utilitariste qui, pour ses discours, glane des citations chez Camus, Pablo Neruda ou Fred Uhlman. Très marieur d'antagonismes, comme s'il lui fallait rapprocher l'Algérie secrète et silencieuse de son père et la Tunisie chaleureuse de sa mère, il fait coexister dans sa galaxie Sartre et Aron, ou les essais de Serge Halimi et d'Hervé Hamon qui se chevauchent sur sa table basse. Quand il va au ciné, il ne se polarise pas sur Spike Lee «et sa quête identitaire», il apprécie le Barry Lindon de Kubrik, le Rocco et ses frères de Visconti, et le Bon, la Brute et le Truand de Sergio Leone. Dans lequel il ne peut s'empêcher de voir «la mise en cause des westerns à la John Wayne».

Il réside près de Paris, dans une banlieue tranquille, loin de la cité sudiste où, quand cet antiautoritaire a rejoint le PS, ses voisins passaient du «Combien ils te payent?» à «Qu'est-ce que tu peux faire pour moi ?» Il vit dans un trois pièces avec deux colocataires. Parmi lesquels son petit frère, 21 ans, qu'en protecteur comblé il présente comme un DJ reconnu, «vice-champion du monde de scratch», «mixant pour Fréquence Gay». Il est assis sur le canapé-lit. Aux murs, Einstein, une pub Banania, un tableau gag. Il est en marinière bleu roi sur un tee-shirt vert pomme, en chaussettes de tennis dans des chaussons noirs. Il garde un enrobé de bon aloi, celui des rencontreurs, des discuteurs. Il paraît pourtant qu'il a maigri. Hamon: «Je l'ai connu beaucoup plus rond. Il devait encore habiter chez sa mère.» Il arbore ces grands cernes bistre de ceux qui veillent tard, lisent beaucoup, et fument trop. Mais, promis, on n'en dira rien à sa maman.

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18 mai 2007

Intervention de Razzye Hammadi au Conseil National du Parti Socialiste

Intervention de Razzye Hammadi au Conseil National du Parti Socialiste réuni à la Maison de la Mutualité à Paris ce samedi 12 mai 2007.

Je remercie ceux qui sont restés, déjà, car, comme le disait Jean-Luc précédemment, si dans la société, souvent, la tête commande le ventre, j’ai cru comprendre que dans la salle, pour beaucoup, le ventre avait commandé la tête. Je voudrais remercier, parce que c’est important de rester dans cette salle au lendemain de ce résultat, c’est aussi attribuer du solennel, c’est aussi attribuer du solennel à cette réunion, à cette instance, et je voulais le rappeler, nous avons dit qu’il fallait que nous nous adressions les uns aux autres avec franchise, je le fais. (... Lire la suite ...)

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19 novembre 2006

Courrier de Razzye Hammadi, président du MJS,

Après des mois de débat, la famille socialiste s'apprête à choisir son candidat à l'élection présidentielle. Notre responsabilité est historique. Notre génération qui n'a jamais pu voter pour un candidat socialiste au second tour d'une élection présidentielle doit tout mettre en oeuvre afin  que le 22 avril prochain la présidence de la République française soit socialiste.

Que ce soit au lendemain du 16 novembre ou du 23 novembre, celle ou celui qui portera nos couleurs aura besoin de toute nos forces, de la dynamique de rassemblement et de l'unité de tous les socialistes.
Dans cette étape le rôle du MJS est central.

Ce sont là, les conditions de la victoire. Porter l'alternative du projet socialiste et provoquer l'alternance pour en finir avec cinq ans de régression sont nos seuls objectifs.

Au congrès de Paris notre mot d'ordre était "Porter l'alternative à gauche, le combat d'une génération". Ce slogan nous l'avons transformer dans nos actes. Depuis nous avons connu la formidable mobilisation contre le CPE qui nous a démontré à quel point les capacités de résistance et d'indignation n'étaient pas toutes
épuisées, nous avons contribué à tous les niveaux à l'élaboration de notre projet, et bien sûr nous avons su sauvegarder l'unité d'une organisation qui a pour mission de rassembler la jeunesse, toutes les jeunesses derrière notre candidat.

Le seul vote utile ne suffira pas, les raisons du 21 avril se sont multipliées et aggravées. Au sein de la société française, les tensions s'accentuent, la droite ne cesse de monter les citoyens de France les uns contre les autres et l'extrême droite menace chaque jour un peu plus.

C'est un nouveau temps des conquêtes qui s'ouvre. Notre slogan de l'université d'été, "Devoir de victoire" est devenu celui de tous les socialistes, nous avons su incarner le mouvement, et nous avons démontré que nous étions capable de nous rassembler avec la gauche, syndicale et associative pour transformer à gauche.

Devoir de victoire et droit à l'avenir. Nous allons dans les semaines et les mois qui viennent proposer un nouveau contrat social aux français, rassemblés nous pouvons vaincre.

Fiers d'être socialiste, fiers de notre projet et demain fiers de notre candidat.

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13 juin 2006

Les 12 Propositions du MJS

1-une allocation d'autonomie pour tous les jeunes en formation ou en insertion
La jeunesse connaît aujourd'hui une situation de précarité grandissante. Pour la première fois, une génération a comme horizon de vivre moins bien que la génération précédente. Etudiants (et même lycéens) contraints de se salarier, jeunes au chômage, baladés de stages bidon en CDD, de contrats aidés en missions d'intérim... Il faut briser définitivement l'image d'Epinal de la jeunesse dorée et insouciante, héritée des années 1960. Les jeunes sont victimes de politiques publiques qui les stigmatisent ou les ignorent : ils (...)
2- Pour garantir une véritable citoyenneté numérique, constitutionnaliser les libertés numériques
La garantie d'une citoyenneté numérique réelle passe par deux mesures : l'assurance que tous peuvent avoir accès aux réseaux et la protection des libertés numériques. Le développement de la vidéosurveillance, la mise en place en réseau des fichiers policiers, la conservation des données personnelles sont autant de risques qui pèsent sur les libertés collectives et individuelles. Au pretexte de la lutte contre la délinquance et le terrorisme, la France s'est orientée vers une législation attentatoire à des libertés (...)
3- Un traité social européen pour harmoniser par le haut les droits sociaux en Europe
Constat : Notre génération a naturellement l'Europe pour avenir. Pourtant, elle est porteuse d'une autre exigence pour l'Europe que celle qui l'a précédée : la seule préservation de la paix ne suffit plus à assurer
l'adhésion à l'Union européenne ni la paix elle-même. C'est dans ce sens que la jeunesse a majoritairement voté non le 29 mai en France à une Europe qui est malheureusement mais à juste titre perçue comme une
stricte union économique et de marché. Objectif : Aujourd'hui, la gauche européenne doit dépasser un (...)
4- Dans le cadre d'un plan logement universel, réglementer le montant des loyers par la loi et par secteur
L'inflation des loyers Aujourd'hui, le logement est le premier poste de dépense des Français. Pour les plus modestes, c'est la moitié et parfois les deux tiers de leur salaire qui est absorbé dans le paiement du loyer. De ce fait, de plus en plus de foyers sont contraints de renoncer à certaines autres dépenses, allant même jusqu'à sacrifier leur santé car ils ne peuvent faire l'avance des frais médicaux ou en rognant sur leur budget consacré à l'alimentation. Il est temps de freiner cette spéculation dévastatrice. (...)
5- Une 6ème république parlementaire passant notamment par le mandat unique
Après la révolte des banlieues, la période que nous venons de vivre avec l'épisode du CPE démontre une fois de plus que notre pays traverse une véritable crise de régime. Sous prétexte de démocratie, le gouvernement impose ses choix, sans écouter la volonté populaire et en passant au-dessus du Parlement par l'usage abusif d'ordonnances et de l'article 49-3 de la Constitution. L'immense majorité des hommes et des femmes de ce pays souffrent du modèle de société qui leur est proposé, mais ils ne disposent d'aucun moyen (...)
6- A l'image du SMIC, instituer un taux interprofessionnel de croissance des salaires, fixé par la puissance publique qui garantisse l'augmentation du pouvoir d'achat de tous les salariés
A l'image du SMIC, instituer un taux interprofessionnel de croissance des salaires qui garantisse l'augmentation du pouvoir d'achat de tous les salariés Alors que l'économie française ne cesse de se « moderniser », les travailleurs sont de moins en moins rémunérés au regard de la richesse produite. Les salaires s'accroissent moins vite que la  productivité du travail or, de ce point de vue, contrairement à toutes les contre-vérités des tenants du « déclin » de la France, notre pays reste l'un des mieux placés des (...)
7- Egalité des droits hétéros-LGBT
Ouverture du mariage et légalisation de l'homoparentalité pour les couples homosexuels Les socialistes ont déjà permis de nombreuses avancées relatives aux droits des personnes homosexuelles. Ce sont en effet les socialistes qui ont, dans un premier temps, dépénalisé l'homosexualité, puis qui ont instauré le Pacte Civil de Solidarité (PACS). Toutefois, les homosexuels sont encore victimes de nombreuses discriminations et oppressions dans notre société. Cela résulte notamment du fait que les homosexuels ne jouissent pas des mêmes droits que les personnes hétérosexuelles. Les socialistes doivent (...)
8- Une révolution pédagogique pour démocratiser une école dotée de moyens à la hauteur de ce défi : des nouveaux dispositifs pour un suivi personnalisé des élèves
Le système éducatif français reproduit les inégalités sociales et ne permet pas à tous d'acquérir les connaissances et les compétences auquel chaque citoyen a droit. Cette situation génère un malaise chez les enseignants qui s'interrogent sur leurs missions, et est source de mal-être (au sein de l'OCDE, les élèves français sont ceux qui souffrent le plus à l'école) et de frustrations liées à la culpabilité individuelle de l'échec pour les jeunes. De la maternelle à l'université, ce sont autant de symptômes d'un système tout entier (...)
9- Lutter contre la précarité : créer une contribution sur les entreprises modulée en fonction de leur responsabilité sociale et environnementale.
Cette contribution alimente un fonds permettant aux salariés de racheter leur entreprise qui, alors qu'elle est rentable veut être fermée par la direction La précarité est aujourd'hui une réalité pour un nombre croissant de nos concitoyens : chômeurs, Rmistes, travailleurs pauvres, jeunes ou moins jeunes en contrats de travail atypique (CDD, intérim, par exemple)...ils sont de plus en plus nombreux à n'avoir pour seul horizon que le lendemain (de l'ordre de 6 millions). La droite n'a que son cynisme à opposer (comme le CPE) en la matière ou une fin de nom recevoir. Il est donc du devoir des socialistes de s'attaquer à cette demande sociale qui prend souvent la (...)
10- Pour faire respecter l'égalité des droits entre tous, créer une police des discriminations
Le vote Le Pen du 21 avril 2002 a montré le caractère décomplexé d'une frange de l'électorat à l'égard des idées de l'extrême Droite. La lutte contre tous les racismes et l'antisémitisme doit devenir une véritable priorité nationale et faire l'objet d'une mobilisation de l'ensemble des acteurs. La loi doit être renforcée afin de punir encore plus durement tout acte ou toute parole à caractère raciste, antisémite, sexiste ou homophobe. Cependant, affirmer des valeurs et ne pas être capable de les défendre dans les faits renforce (...)
11- Un pôle public européen de l'énergie et de l'environnement fer de lance d'une vraie politique écologique
A l'heure où la dégradation de l'environnement, le changement climatique et les catastrophes « naturelles » démontrent que la maltraitance de notre planète peut avoir des répercutions dramatiques pour les populations et notamment les plus défavorisées socialement, la question écologique ne peut pas rester une question de deuxième zone, appréhendée par quelques fervents environnementalistes. La libéralisation du marché de l'énergie, au niveau national et européen, conduit les entreprises de ce secteur à une guerre économique (...)
12- Premier pas vers le devoir de mémoire : mettre fin à la Françafrique République française.
Le communautarisme se nourrit aussi du refus des différents gouvernements français de faire un devoir de mémoire sur notre histoire coloniale. Parce que c'est en Afrique que la présence française a été la plus meurtrière, la plus longue et la plus violente, le MJS a décidé de faire de la Françafrique son premier combat pour le devoir de mémoire. Lorsque la France s'est résignée à reconnaître l'indépendance à ses anciennes colonies, un système s'est mis en place pour maintenir ces pays en situation de (...)

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09 juin 2006

ECOSY

Chers camarades,

Tous les trois ans, l´Internationale des Jeunes Socialistes organise son festival Mondial. Il aura lieu cet été du 18 au 23 Juillet à Alicante en Espagne et rassemblera plus de 7000 jeunes socialistes du Monde entier. La IUSY compte en effet plus de 140 organisations membres dans plus de 100 pays.

Pendant 5 jours, de nombreux débats et conférences seront organisés. Cette année, la thématique générale est « Pour une nouvelle alliance des civilisations ». En plus des tentes thématiques féministes, étudiantes et LGBT, des débats auront lieu sur l´emploi, la gouvernance mondiale, les migrations, la paix...

En plus de ces débats, le festival de la IUSY est une occasion unique pour rencontrer des camarades venus de tout horizon, se détendre et faire la fête, dans une ambiance fameuse !

Le MJS a toujours été particulièrement impliqué au niveau international que cela soit à ECOSY (Jeunes Socialistes Européens) ou à la IUSY (Internationale des Jeunes Socialistes). La délégation du MJS se devra

d´être forte, nombreuse ... et joyeuse !

Alors n´attends pas pour t´inscrire, le festival est ouvert à tous les adhérents du Mouvement !

En espérant te voir à Alicante,

Amitiés socialistes,

Rémi Baziller, Razzye Hammadi


*Festival Mondial de la IUSY 2006*

*Alicante, 18-23 Juillet*

Deux formules :

** Tout compris (Inscription au Festival, Hebergement, Transport, Nourriture) :*

/Des départs en bus seront organisés de différentes villes de France en fonction du nombre d´inscriptions par régions. /

*Prévoir un départ le 17 et un retour le 24 (susceptible de bouger en fonction des horaires des bus).*

Inscriptions avant le 15 Mai : 200 euros

Inscriptions avant le 2 Juin : 220 euros

Inscriptions avant le 20 Juin : 250 euros

** Sans transports :*__

Inscriptions avant le 15 Mai : 120 euros

Inscriptions avant le 20 Juin : 160 euros

Plus d´infos : http://festivaliusy2006.org

*Attention :* les inscriptions ne sont effectives _(sans aucune exception)_ qu´à réception du paiement. Le non-paiement à la date limite choisie entraîne l´annulation de l´inscription.**

* *

*Pour s´inscrire : remplir le coupon sur le site web du MJS

www.mjsfrance.org et nous envoyer le paiement à l´adresse ci-dessous. Nous contacter pour un étalement de paiement.*

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08 juin 2006

Communiqué du Mouvement des jeunes socialistes sur le candidat socialiste

Le MJS décide de soutenir son candidat socialiste !

Trop ceci pour les uns et sans doute pas assez cela pour les autres ; non encore officiellement déclaré, ce candidat fait déjà  l'objet de bien des critiques. Nous espérons pourtant qu'à l'issue de la bataille légitime qui les oppose, les candidats à la candidature se rangeront unanimement derrière lui. Bien entendu, et sans qu'il soit envisagé de leur imposer une discipline militaire, les candidats devront consentir à quelques renoncements personnels afin d'assurer le succès de l'entreprise collective.

Le Mouvement des jeunes socialistes, une fois n'est pas coutume, exprime donc clairement son soutien à un candidat socialiste. Si celui-ci doit encore affiner ses propositions en matière de logement et de politique  salariale, il n'en demeure pas moins le meilleur candidat.

Ce candidat partage les préoccupations et les analyses du MJS : il s'est déclaré favorable à l'allocation autonomie, il s'est dit résolument ouvert à l'ouverture du mariage et de l'adoption pour les couples de
même sexe, il s'engage pour une révolution pédagogique à l'école, il fait la part belle à la lutte contre les discriminations, il se dit pour le mandat unique des parlementaires, il projette de combattre la
concentration des médias, il aspire à un traité social européen, il vise à en finir avec la Françafrique, il luttera contre la précarité en modulant l'IS en fonction du recours aux contrats précaires, ...

Ce candidat socialiste adhère aux valeurs que le MJS a sans relâche défendues. Nous reconnaissons qu'il a toujours eu notre préférence et à ceux qui s'en moquaient alors, nous les mettons en garde : ce candidat
est redoutable. Ce candidat, notre candidat : c'est le projet !

Posté par mjs90 à 21:57 - i. MJS National - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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